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Paningajak, Tivi

Paningajak, Tivi

Nunavik

(b. 1917)

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Paningajak, Tivi

(b. 1917)

Tivi Paningajak (1917-D) était un sculpteur et graveur d'Ivujivik, Nunavik, Québec. Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions canadiennes et internationales et est représenté dans les collections permanentes de la Art Gallery of Windsor en Ontario et du Musée canadien de l'histoire à Gatineau, Québec. Deux sculptures inhabituelles font partie de la collection de la Musée des beaux-arts de Winnipeg. À travers ses sculptures et gravures sur pierre, Paningajak interprète les transformations humaine-animal, les légendes des chamans et la vie quotidienne de subsistance. Avec des sculptures allant d'êtres humains-animaux en pleine transformation à des bustes de pairs, le mélange du spirituel et du matériel se transmette par des expressions tangibles du monde de Paningajak. Son interprétation de la vie et des légendes inuites est à la fois pittoresque et fascinante de l'extérieur.

Paningajak, Tivi

Tête de femme tatouée

1975
pierre
27 x 20 x 15.8 cm

Collection du Musée des beaux-arts de Winnipeg; Don de Dr. Harry Winrob
2006-597

  • Tête de femme aux tatouages

    À propos

    Tête de femme aux tatouages

    Tête de femme aux tatouages

    Après l’arrivée des missionnaires, les tatouages qui faisaient partie de la culture inuite ont disparu. Le tatouage était une tradition féminine qui symbolisait la féminité. Les filles recevaient habituellement leur premier tatouage sur le visage, normalement au front, aux joues et au menton. Selon les missionnaires, les tatouages représentaient la présence du mal et ils ont donc interdit aux femmes d’en porter. Dans les communautés chrétiennes, les tatouages sont passés d’un symbole de fierté inuite à un symbole de chamanisme interdit. On encourageait les femmes à avoir honte de leurs tatouages. Le début du 21e siècle a vu un renouveau des tatouages inuits traditionnels. Depuis ce temps, des centaines de femmes se sont fait tatouer, faisant ainsi de la tradition du tatouage une nouvelle source de fierté inuite.


  • La collection Harry Winrob

    À propos

    La collection Harry Winrob

    La collection Harry Winrob

    En 2006, le collectionneur de Vancouver Harry Winrob a fait don d’une importante collection de 246 sculptures au Musée des beaux-arts de Winnipeg. Originaire de Winnipeg, Winrob avait fait des achats occasionnels de sculptures inuites depuis 1968. À partir de 1971, il s’est davantage intéressé à la collecte de sculptures inuites et s’est vite concentré sur l’acquisition d’œuvres faites de matières organiques provenant de gibier (fanon de baleine, ivoire de morse et bois de caribou). Cinquante-quatre sculptures de la collection Harry Winrob sont réalisées à partir de matières organiques, dont trente-six sont faites de fanon de baleine. Winrob a cité ses antécédents en médecine comme la source de son intérêt pour ces matières. Toutefois, son intérêt était aussi en grande partie esthétique. Il s’intéressait tout particulièrement au style flamboyant des sculptures des artistes Nattilingmiut (Netsilik) de Taloyoak, Gjoa Haven et Kugaaruk. Il était fasciné par la sculpture au contenu chamanique, en particulier les transformations animales/humaines. Selon ses explications, ce n’était pas le « classique » qui l’attirait fortement, mais plutôt l’atypique et même le bizarre. En mars 2008, la collection Harry Winrob a fait l’objet d’une grande exposition et d’un catalogue au Musée des beaux-arts de Winnipeg.


  • Marika Sila

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    Marika Sila

    Marika Sila


  • Tête de femme tatouée

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    Tête de femme tatouée

    Tête de femme tatouée